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Monastère de Godoncourt
Métropole Orthodoxe Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale

La fête de la Nativité du Christ dans l’Eglise Orthodoxe

La fête de la Nativité de notre Seigneur Jésus-Christ dans la sainte Eglise orthodoxe se célèbre de manière simple et solennelle. « Où demeures-tu ? » demande la foule à Jésus. «  Venez et voyez » répond-t-il (Jn1, 39) « Venez et voyez » est le principe de toute action missionnaire dans l’Eglise. Voyez par vous-même la beauté spirituelle de la louange qui vous conduira au ciel ! Il n’y a pas d’église enseignante et d’église enseignée. La liturgie est le lieu de l’enseignement du prêtre et des fidèles, unis en un seul Corps, l’Eglise-Corps du Christ. Le prêtre « actualise » la liturgie céleste pour lui-même et pour le peuple de Dieu.


La liturgie contient toute l’Ecriture sainte, l’icône dans laquelle la Mère de Dieu en raison de son « fiat » occupe une place prépondérante, le chant, l’encens, inscrits dans la Tradition multiséculaire de l’Eglise, l’entrée dans le temps hors du temps, celui de  la Seigneurie de Dieu.


Le tropaire de Noël, chant poétique spécifique à ce jour est le suivant :

« Ta naissance, Ô Christ notre Dieu, a fait resplendir dans le monde la lumière de la Connaissance. En elle les serviteurs des astres, enseignés par l’étoile, apprennent à t’adorer, Toi, Soleil de Justice, et à te connaître, Orient d’en-haut Seigneur, gloire à toi ! »

Un jeûne de quarante jours précède la fête. La liturgie en usage ce jour est celle de saint Jean Chrysostome. Avec la fête de Pâques, la Nativité constitue un des pôles autour duquel gravite toute l’année liturgique ; la première fête est le couronnement des fêtes mobiles, la deuxième, celle des fêtes fixes. En effet, derrière l’enfant nouveau-né se cache le début du salut de l’humanité, potentiellement consommé. La récapitulation de toute l’histoire de l’humanité se réalise dans la personne du Christ, icône vivante, qui unit la nature divine et la nature humaine. Deux plénitudes rassemblées en une seule hypostase divine.


Les Evangiles ne nous renseignent pas sur la date exacte  de la Nativité. Le voyage de la Vierge, les bergers qui vivaient dans les champs et veillaient la nuit, le passage par la crèche, d’après l’évangéliste Luc ( 2,8), semblent indiquer que cet évènement n’a pas lieu en hiver. Vers 330, la fête est introduite à Rome et fixée au 25 décembre, distincte de l’Epiphanie, alors célébrée le 6 janvier. De Rome, elle se répand en occident, vers 376 nous la rencontrons à Antioche et à Césarée de Cappadoce. Au IVème siècle, à Jérusalem, Egérie, dans son « Journal de voyage » témoigne que la liturgie de la Nativité était célébrée comme pour Pâques au milieu de la nuit dans la basilique de Jérusalem. A l’issue de l’office, tout le peuple, l’évêque et les prêtres en procession chantaient : « Béni est celui qui vient au nom du Seigneur ». Les traditions ne sont pas le fruit du hasard, mais des exploits des saints, les meilleurs des Fils de l’Eglise, conduits par l’Esprit Saint pour constituer la Tradition de la sainte Eglise.     

 
 
 

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